Depuis 2018, l’emploi dans les secteurs du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des métiers de l’événementiel et de la formation professionnelle progresse trois fois plus vite que la moyenne régionale, avec 27 000 nouveaux emplois sur le territoire.
Selon une étude inédite menée par le cabinet d’étude Olecio pour la Fédération Syntec, les effectifs des secteurs du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des métiers de l’événementiel et de la formation professionnelle ont progressé de 38 % entre 2018 et 2025 en région Sud, contre 11 % pour l’ensemble de l’emploi régional sur la même période. Ils représentent aujourd’hui 98 000 salariés et 7,96 milliards d’euros de valeur ajoutée. Mais cette dynamique fait face à un défi majeur : attirer et retenir les talents nécessaires aux transformations numérique, industrielle et écologique du territoire.
Près de 27 000 emplois créés en sept ans : c’est l’un des principaux enseignements de l’étude réalisée par Olecio pour la Fédération Syntec sur la dynamique du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des métiers de l’événementiel et de la formation professionnelle en Région Sud.
Ces secteurs rassemblent aujourd’hui près de 98 000 salariés dans plus de 13 300 établissements. Leurs effectifs ont progressé de 38 % entre 2018 et 2025, soit plus de trois fois le rythme de l’emploi régional (+11 %). Ils génèrent également 7,96 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit environ 9,2 % de la valeur ajoutée des entreprises du territoire.
« En sept ans, nos métiers ont connu une croissance trois fois supérieure à celle de l’emploi dans l’ensemble de la région. Cette dynamique traduit surtout leur rôle croissant dans les transformations industrielles, numériques et écologiques de la Région Sud. Ils sont devenus un maillon stratégique de la compétitivité du territoire et doivent être reconnus comme tels. »
Une région qui crée des emplois qualifiés, mais qui peine à trouver et sécuriser ses talents, notamment dans le numérique
Cette dynamique repose sur des emplois particulièrement qualifiés : 64,3 % des salariés sont cadres, contre 19,3 % dans l’ensemble de la région. Ces compétences sont notamment mobilisées dans la transformation numérique, l’ingénierie industrielle et les projets de transition écologique du territoire.
Pourtant, les difficultés de recrutement persistent sur des métiers stratégiques. En 2026, 67,5 % des recrutements d’ingénieurs R&D en informatique et télécommunications sont jugés difficiles en Région Sud, contre 59,5 % en France. Pour les chefs de projet et directeurs des systèmes d’information, l’écart est encore plus marqué : 66,7 % en Région Sud contre 47,7 % au niveau national.
Un enjeu d’autant plus important que la Région Sud, pourtant attractive sur le plan démographique, voit une partie de ses jeunes la quitter au moment des études. Former, attirer et retenir les talents devient ainsi une condition pour poursuivre la dynamique de ces secteurs et accompagner les transformations économiques du territoire.
La Fédération Syntec promeut trois chantiers pour soutenir les filières d’avenir
Face à ces constats, la Fédération Syntec propose trois chantiers : reconnaître la filière comme stratégique et d’excellence au niveau régional, engager un plan de 1 200 à 1 500 entrées supplémentaires par an entre 2027 et 2029 sur les compétences les plus en tension et faciliter l’accès des PME régionales aux marchés publics de prestations intellectuelles, avec un objectif de 30 % des marchés attribués d’ici 2029.
« La Région Sud dispose d’atouts considérables pour attirer des entreprises et des actifs qualifiés. Notre enjeu est désormais de réussir à retenir davantage les jeunes et les talents dont nos entreprises ont besoin. Derrière la question du recrutement, c’est notre capacité à disposer durablement, ici, des compétences nécessaires aux transformations du territoire qui est en jeu. »