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Publié le 23 mars 2020

COVID-19 et chômage partiel : la filière Syntec dans l’expectative

La Fédération Syntec alerte sur la nécessité de préciser et d’adapter les mesures prises par le gouvernement pour limiter les conséquences à court et moyen terme de la baisse d’activité provoquée par la crise du COVID-19.

Les secteurs du numérique, du conseil, de l’ingénierie, de la formation professionnelle et de l’événementiel ont adressé des recommandations en ce sens au Gouvernement le 19 mars 2020. Parmi les points évoqués : 

  • Alors que le Gouvernement souhaite faciliter le recours aux dispositifs d’activité partielle, la Fédération Syntec a insisté pour que tous les cadres puissent en bénéficier, et notamment ceux soumis au forfait-jour ou à certaines modalités de la convention de la branche des bureaux d’études, avec un engagement des entreprises à utiliser ces dispositifs de façon responsable en en réservant le bénéfice aux seuls salariés impactés par les conséquences économiques de la crise sanitaire ;
  • Alors que l’activité se contracte fortement, la Fédération Syntec demande davantage de souplesse dans l’organisation des temps de travail. Dans l’immédiat ce besoin porte sur les congés, RTT et comptes épargne-temps dont l’attribution doit être laissée à la seule initiative de l’employeur dans cette période critique ;
  • Alors que de nombreux salariés risquent de se retrouver inoccupés, il convient de mobiliser les ressources financières nécessaires et de faciliter les formations à distance pour permettre la formation des salariés pendant les périodes de confinement et lors de la phase de reprise à venir.

Afin d’anticiper dès à présent la sortie de crise et le redémarrage réel de l’activité la Fédération Syntec appelle le Gouvernement à compléter les mesures déjà prises pour protéger ses entreprises : 

  • Concernant les dispositifs d’activité partielle et de sauvegarde de trésorerie, elle souligne l’importance de ne pas les interrompre brutalement en sortie de crise pour éviter le décrochage de nombreuses entreprises du secteur dont l’activité ne reprendra que progressivement et partiellement ;
  • Dans le domaine de l’enseignement supérieur, elle met en garde sur le risque d’une « promotion sacrifiée » si rien n’est mis en œuvre pour faciliter l’intégration en entreprise des jeunes qui arriveront pour la première fois sur le marché du travail à l’été, dans un contexte dégradé ;
  • Sur le champ de l’organisation du temps de travail, il lui parait indispensable, pendant la période de reprise effective, de maintenir et de renforcer les souplesses consenties aux entreprises en matière d’amplitude journalière et hebdomadaire dans un contexte où le volume d’activité sera particulièrement difficile à anticiper et où la réactivité devra être de mise pour relancer l’économie du pays.

Pour rappel, la Fédération Syntec , est la principale organisation d’une branche réunissant près d’un million de salariés hautement qualifiés, dont 63% de cadres, et 80 000 entreprises en France, parmi lesquelles une grande majorité de TPE/PME et d’ETI,

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