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Publié le 12 mai 2020

La Fédération Syntec publie son analyse et ses propositions pour une relance durable

Dans le cadre de la sollicitation des différentes filières professionnelles par le Ministère de l’Economie pour la préparation du plan d’urgence gouvernemental, la Fédération Syntec a partagé sa contribution à la Direction générale des entreprises. Axée sur des mesures clés suggérées au gouvernement, et sur des engagements pris par les entreprises des secteurs d’avenir, cette contribution pense l’après-crise et vise à rendre les entreprises et leurs écosystèmes plus résilients.

 « Les prochains mois seront déterminants pour la France et son économie, et c’est aujourd’hui qu’il faut s’accorder sur une vision commune avec les pouvoirs publics, l’ensemble des corps intermédiaires, la société civile et les entreprises. La vision que nous portons est celle d’une relance portée conjointement par les pouvoirs publics et les entreprises, et dans laquelle les métiers de services à forte valeur ajoutée ont un véritable rôle à jouer. Assurer notre indépendance stratégique, revitaliser les territoires, ou encore insuffler la RSE plus largement dans l’écosystème sont autant d’objectifs que nous nous fixons aujourd’hui pour préparer le monde de demain. », commente Laurent Giovachini, président de la Fédération Syntec.

3 idées fortes pour une reprise dynamique et durable de l’économie

Dans le cadre des réflexions du gouvernement sur la sortie de crise, la Fédération Syntec propose trois mesures clés à mettre en place pour assurer une relance rapide.

 La première mesure est de relancer l’économie par une commande publique responsable. Malgré une lente remontée, le volume actuel d’appels d’offre publics correspond à 2/3 de la commande publique habituelle. Il est pourtant indispensable que la commande publique demeure soutenue et revienne très vite à son niveau antérieur pour éviter d’accentuer le décrochage des prestataires concernés. Aussi la Fédération Syntec recommande-t-elle par exemple de relever le seuil de dispense de procédure pour la passation des marchés publics de 40 000 à 100 000 € HT.

La deuxième mesure clé est de mobiliser le levier de l’innovation pour soutenir le développement des entreprises. Cela peut se faire, entre autres, par le remboursement immédiat aux entreprises de tout leur Crédit Impôt Recherche (CIR) et l’augmentation des taux d’économie d’impôts de 30 à 50% sur des thématiques en lien direct avec la crise du Covid-19.

Enfin, la troisième mesure clé recommandée au gouvernement est d’anticiper les évolutions de compétences dans les secteurs d’avenir pour faciliter la reprise rapide des recrutements. Pour ce faire, il faut envisager d’instaurer des allègements massifs temporaires de charges sur les embauches de personnes nouvellement diplômées pour éviter un phénomène de promotion sacrifiée, comme il y en a eu en 2008.

Les secteurs d’avenir s’engagent à préparer le monde de demain

Conscients de leur rôle dans le développement économique, social et sociétal de la France et dans la transformation des organisations, la Fédération Syntec et les métiers de services à forte valeur ajoutée qu’elle représente veulent se mobiliser pour penser le renouveau.

Permettre l’indépendance stratégique de la France par une relocalisation écologique et économiquement viable des chaines de valeur industrielles en France et en Europe, grâce à la mobilisation des technologies et des savoir-faire des services à forte valeur ajoutée. L’un des objectifs fixés pour respecter cet engagement est d’appuyer le développement accéléré d’une industrie 4.0 en s’adossant notamment à une politique fiscale compétitive soutenant la localisation de ces activités sur le territoire.

Mettre à profit leurs expertises pour repenser les modes d’organisation et d’aménagement au service du desserrement métropolitain et de la revitalisation des territoires. Avec cet engagement, les entreprises des secteurs d’avenir visent à réduire fortement la fracture numérique et capitaliser sur cette expérience de télétravail pour en faire un nouvel outil de revitalisation durable des territoires.

Assumer pleinement leur rôle central dans la transformation des écosystèmes pour être le fer de lance de la diffusion de la responsabilité sociale, sociétale et environnementale. Cela se traduira par le placement systématique d’un haut niveau d’ambition environnementale et climatique au cœur des projets accompagnés. Par cet engagement, les entreprises s’engagent à renforcer leur actions sociales, sociétales et environnementales pour être un maillon clé afin d’inventer une société plus résiliente (partage de la valeur responsable, actions en faveur de la transition écologique, qualité de vie au travail…).

« Les entreprises des secteurs d’avenir ont un rôle à jouer dans la définition de ce que sera le monde de demain. A condition d’être prises en compte et soutenues par les pouvoirs publics, elles ont les caractéristiques et le dynamisme nécessaires pour accompagner notre écosystème dans sa reprise, tout en se mettant au service de la résolution des grands défis et transitions qui nous attendent », commente Matthieu Rosy, délégué général de la Fédération Syntec.