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L’emploi dans le secteur de l’ingénierie en 2018

Principaux indicateurs sur l’emploi dans le secteur de l’ingénierie, issus du Rapport annuel de branche 2018.

Volume et typologie des offres d’emploi

Le dynamisme du secteur a légèrement décru en 2018 avec environ 45 000 offres d’emploi comptabilisées.

En comparaison avec le reste de la branche, les emplois du secteur de l’ingénierie sont toujours moins concentrés sur la région parisienne : l’Île-de-France regroupe 35% des effectifs salariés du secteur (50% dans l’ensemble de la branche).

Les contrats proposés et les profils recherchés sont sensiblement les mêmes qu’en 2017. Le secteur embauche en très large majorité en CDI (89%) et les diplômés Bac +4/5 sont les plus recherchés (88% des formations demandées dans les offres d’emplois), notamment ceux issus d’écoles d’ingénieurs. Les métiers qui génèrent le plus d’offres d’emploi sont les ingénieurs R&D, les dessinateurs et les projeteurs, tous trois fortement en tension.

Porté par la bonne santé de ses principaux secteurs clients (automobile, aéronautique, santé, etc.), par les grands projets (Grand Paris, rénovation du réseau ferré, plan France haut débit, Grand carénage des installations de production d’électricité nucléaire) et par la transformation numérique de l’industrie et des services, le secteur de l’ingénierie a retrouvé la croissance depuis 2015.

Les entreprises d’ingénierie ont réalisé 53 000 recrutements dans toute la France l’an dernier et prévoient de recruter entre 50 000 à 60 000 techniciens et ingénieurs par an sur la période allant de 2018 à 2021. Cela représenterait chaque année 9 000 créations nettes d’emplois et une croissance annuelle de 4% des effectifs salariés. La filière de la construction (46% des emplois du secteur) prévoit elle d’être portée par une augmentation des mises en chantier de logements (déjà +19% en 2019) et par la croissance des travaux publics, avec une augmentation de 8 à 10% des projets immobiliers en Île-de-France jusqu’en 2024, notamment liés au Grand Paris Express.

Tendances de l’activité et perspectives de recrutement

Les chefs d’entreprise du secteur de l’ingénierie interrogés affichent un optimisme plus modéré qu’en 2017 et que dans le reste de la branche : ils sont 56% à déclarer être optimistes ou très optimistes quant à l’avenir de leur entreprise (contre 10% de pessimistes) et 20% estiment que l’activité de leur entreprise va augmenter dans les 6 prochains mois.

En termes de ressources humaines, un répondant sur quatre (26%) déclare qu’il va effectuer des recrutements dans les six prochains mois faisant augmenter les effectifs de moins d’une entreprise sur cinq (16%).

Les besoins en recrutement s’orienteront presque aussi bien sur des candidats ayant un Bac + 5 ou plus (34%) que sur des candidats ayant un Bac + 2 (31%) et principalement sur des postes d’ingénieurs (45%) ou de chargés d’études techniques (40%).

Malgré les besoins manifestés, trouver un profil adapté à son besoin n’est pas chose facile dans le secteur puisque 60% estiment avoir des difficultés à trouver les profils adaptés à leurs besoins (seulement 7% trouvent cela facile). Ainsi, en termes de formation, la priorité est mise sur le développement de la formation en interne (73%).